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Le magazine de Raphael DUNG

Catégorie : En France

La sexagénaire qui séquestrait un électricien

L’électricité, c’est la vie. Elle se retrouve aujourd’hui associée à la lumière, qui nous permet de voir les choses, même si elles n’apparaissent pas forcément roses pour autant.

Plus personne ne s’éclaire à la bougie, si ce n’est pour de petits dîners intimes, qui espèrent souvent devenir coquins par la suite. On parle alors d’un halo flatteur.

Comment donc vivre sans ce courant qui nous relie au monde? C’est la question qu’a longtemps dû se poser une Néerlandaise de 65 ans.

Cette dernière doit en effet avoir disposé d’années et d’années de réflexion. La dame avait au final une petite facture impayée de 42 000 euros.

Je ne sais pas combien coûte le kilowatt aux Pays-Bas. Mais je suppose, de prime abord, qu’il ne s’agit pas là d’un produit de luxe.

Ce qui devait arriver est arrivé. La dame s’est vue signifier, après de nombreux rappels, qu’on allait lui couper l’électricité. Couic! Le jour dit, un employé est donc venu chez elle. Il n’en est pas ressorti de sitôt. La coupable l’a séquestré.

L’histoire ne dit pas si elle l’a vigoureusement attaché à un fauteuil, enfermé dans une armoire ou plus banalement poussé dans la cave.

Toujours est-il que le brave homme (supposons-le brave) a fini par s’en sortir. S’en doute s’est-il échappé des griffes de la dame, qui ne le menaçait pas forcément d’un remake de «Massacre à la tronçonneuse». L’employé de la firme Eneco est bien sûr allé se plaindre. A son patron d’abord, puis à la police.

Celle-ci, quel que soit le laxisme pratiqué au pays de la reine Beatrice, a donc arrêté la dame, qualifiée de «vieille» par la dépêche, ce qui n’est pas gentil. A 65 ans, on est à peine une «séniorette». Le vermeil, c’est pour plus tard.

La Hollandaise a bien sûr tenté de s’expliquer. Elle avait d’ailleurs commencé lors de douteuses tractations. C’est en effet elle qui a téléphoné en premier aux agents.

La débitrice avait alors expliqué aux pandores qu’elle contestait le montant (faramineux) de la facture. La dame voulait aussi un étalement dans le temps des paiements. Si on lui disait oui, elle relâchait le malheureux électricien.

Mais comment en est-elle au fait arrivée là? Mystère. La coupable assure qu’elle a souvent voulu joindre la maison Eneco.

Mais elle n’a pas pu. A ce moment-là (un long moment, apparemment), «son appareil téléphonique (ou son portable) ne marchait pas.»

Tout cela semble bien embrouillé. On en saura davantage au moment du procès.

Car, vous l’avez compris. Séquestrer un homme, même venu avec de mauvaises intentions, ce n’est pas bien du tout.

L’activisme des actionnaires

Les actionnaires commencent à s’agiter sérieusement. La saison des assemblées générales des sociétés débute et à en croire le déroulement de celle de l’UBS mercredi (9 heures !), cette saison promet d’être chaude et participative.

En ce qui concerne l’UBS, 45% des actionnaires présents ou représentés n’ont pas accepté la rémunération des dirigeants proposée.

Ce n’est qu’un vote consultatif, mais je peux vous assurer que c’est un signal fort que le conseil d’administration prend très au sérieux.

Parce que si les actionnaires ne sont pas contents avec les propositions du conseil d’administration, il vont changer les membres à la prochaine élection.

La même logique s’applique pour le refus, à 53%, de donner décharge à l’ancien conseil d’administration pour la gestion de l’année 2018.

Ceci laisse ouverte la porte d’une action civile contre ces administrateurs et visiblement, les actionnaires désirent une enquête sur les dérives qui ont presque mis la banque en faillite.

Les banques cantonales vaudoises et genevoises ont vécu de tels procès, qui coûtent relativement cher et durent plusieurs années. Mais  pour clore ces affaires dans l’esprit de la collectivité, il est nécessaire de mettre toute la lumière possible sur les actions et décisions qui ont mené la banque dans les difficultés connues.  

Le fait que ce soit compliqué et onéreux ne veut pas dire qu’on ne devrait pas le faire. In fine, à défaut de coupables on se contentera de transparence.

Après un modèle capitaliste poussé, nous sommes entrés dans l’ère de la responsabilité sociale des entreprises.

Généralement, les actions entreprises par les sociétés sont décidées par la direction et le conseil. Pour éviter les excès dans le futur , les gouvernements de plusieurs pays sont en train de donner plus de droits aux actionnaires.

Les actionnaires commencent à exercer ces droits, et l’assemblée de l’UBS pourrait n’être qu’un début

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